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La Cinquième République
         I-Les Années De Gaulle (1958-1969)
        Appelé au pouvoir, le général de Gaulle met en place une constitution qui  donne plus de pouvoir au Président de la République. Il est élu Premier Président  de la Vème République. Il règle la crise algérienne et affirme la France comme  une puissance internationale forte, indépendante, industrielle et moderne.


© Sygma/Keystone
Le Général de Gaulle

        Mais les manifestations d'étudiants et ouvriers de Mai 1968 le remettent en  cause.

        A la suite d'un échec lors du référendum sur la régionalisation (52% de  NON), il démissionne.

                II-L'après De Gaulle
        Georges Pompidou (1969-1974): Ancien Premier Ministre de Charles de  Gaulle, il se présente comme son successeur et continue sa politique notamment  au niveau du développement industriel.


        Valéry Giscard d'Estaing (1974-1981): Nouveau Président de droite mais non gaulliste. Il organise de grandes réformes sociales comme la légalisation de  l'avortement et de la contraception ou la majorité et le droit de vote à 18 ans.  Mais la crise pétrolière touche la France. Pour la première fois depuis la Troisième République, la France retrouve le chemin du déficit.

© AFP / PASCAL GUYOT-STF
Valéry Giscard d'Estaing

          III-Les années Mitterrand (1981-1995)
© AFP/STF
François Mitterrand

C'est le premier Président de gauche de la 5ème République. Il entreprend de nombreuses réformes économiques : nationalisations, décentralisation (lois Defferre), politiques : Traité de Maastricht, sociales : abolition de la peine de mort et de grands travaux (BNF, Arche de la Défense, Opéras...). Mais très tôt, les déficits, la dévaluation et le chômage qui dépasse les deux millions (1983) marquent l'échec de l'Etat-Providence et plongent la France dans la crise. La croissance est ralentie et le chômage et la pauvreté augmentent. La gauche perd les élections législatives de 1986 et la France connaît sa première cohabitation (1986-1988) : Jacques Chirac est nommé Premier ministre. En 1988, François Mitterrand est réélu largement (54%) face à Jacques Chirac et la gauche emporte de justesse les législatives. Elle met en place le RMI et la CSG. Mais au début des années 1990, la croissance n'est plus au rendez-vous et à partir de 1991, le nombre d'emplois commence à diminuer. En 1993, la gauche subit une nouvelle débâcle électorale et la France connaît sa deuxième cohabitation (1993-1995) avec Edouard Balladur comme Premier ministre.

 

                IV-Les années Chirac (1995-2007)
© Sygma/Robert
Jacques Chirac

         Nouveau président gaulliste qui entreprend peu de réformes lors de son  premier mandat (seule la réforme du service militaire est totalement achevée). Face à l'impopularité croissante des réformes du Premier ministre Alain Juppé, Jacques Chirac dissout l'Assemblée de droite en 1997 ce qui amène la gauche plurielle au gouvernement à l'issue des législatives de 1997 et Lionel Jospin devient Premier Ministre. La France connaît sa 3ème cohabitation. La gauche met en place les 35 heures obligatoires, le PACS et le quinquénat. Malgré un mouvement de croissance mondial, la France ne parvient pas à réduire le chômage.

Chirac est réélu en 2002 au deuxième tour face au candidat d'extrême-droite Jean-Marie Le Pen. Son parti nouvellement créé, l'UMP obtient une large majorité et le nouveau gouvernement dirigé par Jean-Pierre Raffarin entreprend des réformes économiques telles que la Réforme des Retraites et de la Sécurité Sociale. Mais de nombreuses promesses comme le service minimum ou la baisse des impôts ne sont pas tenues et la France s'enlise dans les conflits sociaux, le chômage et le ralentissement de l'économie. En 2003, Jacques Chirac s'oppose avec virulence à l'intervention militaire américaine en Irak pour renverser la dictature de Saddam Hussein. En 2004, l'UMP perd les élections régionales et en 2005, le projet de Constitution Européenne soutenu par les partis parlementaires est largement refusé par référendum. Jacques Chirac nomme Dominique de Villepin comme Premier Ministre pour régler la crise. Celui-ci entreprend bien quelques réformes, mais il refuse de mettre en cause le modèle social français et recule face aux mouvements sociaux. Sa popularité est mise en cause par les émeutes en banlieue, son projet de CPE (Contrat Première Embauche) et le soupçon de son implication dans des affaires politico-financières.