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La Crise en France : le Front Populaire
La France, touchée par cette crise est entraînée dans une instabilité économique (faillites, chômage,...) et politique: les gouvernements se succèdent sans arriver à maîtriser la situation. De nombreux scandales politico-financiers remettent la classe politique en question et le mécontentement grandit parmi les français. Ce mécontentement profite aux ligues d'extrême-droite qui regardent d'un bon œil la montée en puissance d'Adolf Hitler en Allemagne et rêvent d'instaurer un pouvoir similaire en France.
La manifestation du 6 Février 1934 se transforme en émeute et manque de renverser le pouvoir.

Les Croix-de-feu, ligue d'extrême-droite défilant lors des manifestations du 6 Février 1934


Pour contrer l'extrême-droite, les partis de la gauche républicaine jusqu'à présent séparés décident de s'unir et créent le Front Populaire qui regroupe les Radicaux de gauche d'Edouard Daladier, les Communistes de Maurice Thorez et les Socialistes de Léon Blum. Cette coalition dont le slogan était "Le Pain, la Paix, la Liberté" gagnera les élections législatives de 1936. Les députés socialistes, les plus nombreux du front permettent à leur leader Léon Blum de devenir Président du conseil.


Les résultats des élections législatives d'avril-mai 1936:
Le Front populaire: 369 sièges.
(dont: communistes: 72 sièges.
socialistes: 182 sièges.
radicaux: 115 sièges).
Divers-droite: 9 sièges.
Centre-droit: 137 sièges.
Droite: 99 sièges.

L'extrême-droite ne parvient pas à conquérir un seul siège.

    © Sygma/Keystone
Léon Blum, Edouard Daladier et Maurice Thorez, les leaders du front populaire